100% collègues

Publié le par Maximilien FRICHE

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100% collègues, solidaires comme en taule, les uns derrière les autres, mélangés par avance de la fosse,
 grillagés en un clin d'oeil, déterminés irresponsables de leurs actes, victimes de la société, consommateurs avisés, interdits de tourisme, captifs perpétuels, isolés en groupe, morceaux abandonnés par la masse, oblats nécessaires, mobilisés pour les repas et les repos, 100% à l'image de l'homme, patients en salle de travail, rangés en collection, alignés non exécutés, casés les uns derrière les autres, optimisés, comblés, ravis, prisonniers, etc.

Publié dans Peinture

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Maximilien FRICHE 10/11/2007 01:24

S rajouté.

nyna brolac 10/11/2007 00:13

après la plume, je trouve que le style du crayon s'affirme, à suivre donc... Jouons à travailler : "on dirait que je travaille et on dirait que toi tu serais le collègue, d'accord?"(il manque un "s" à "autre")

Maximilien FRICHE 19/10/2007 09:57

Merci de cette : correspondance.

Voiker 17/10/2007 19:36

"Oui, je le dis en un mot comme en cent: j'aurais de la peine. Le patron Vasquès, le comptable Moreira, le caissier Borges, tous les braves garçons qui m'entourent, le petit groom si joyeux qui porte le courrier à la boîte, le coursier bon à tout faire et le chat si affectueux - tout cela est devenu une partie de ma vie; je ne pourrais l'abandonner sans pleurer, sans comprendre que ce petit monde, si mauvais qu'il m'est paru, était une partie de moi-même et qu'elle demeurait avec eux; que me séparer d'eux, ce serait comme la moitié et l'image de la mort.D'ailleurs, si demain je les quittais tous, si je me dépouillais de cet uniforme de la rue des Douradores, à quoi d'autre me raccrocherais-je (car il est sûr que je me raccrocherais à quelque chose), quel autre uniforme irais-je revêtir (car il est sûr que j'en revêtirais un) ? "[Fernando Pessoa] [Le livre de l'intranquilité]