Peinture

Profil

  • Maximilien FRICHE
  • Friche intellectuelle
  • Homme
  • 08/12/1975
  • France littérature marseille liberté jazz
  • Organe d'un livre, incorporé à de la chaire faite Verbe.

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L'homme

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Peinture

Chanson d'un pauvre type

Edito

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Quelques mots issus d'une déchirure, deversés en vrac en réaction au monde, à la face de fiertés individuelles, producteurs de raisonnements comme virus, et consommateurs de cultures. Pour commencer à s'écrire entièrement. Pour que vous soyés humiliés. Peut-être sauvés. Bienvenue dans la spirale !

Maximilien Friche

(la prière)

Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 03:04

Médiatrice

 

Un parpaing à chaque pied,

Statufié depuis le bas,

J’allonge  mes bouts de bras,

J’étire mon menton qui luit

Mes yeux qui se croient épiés

Vers le ciel rempli de nuit.

 

Mains jointes au dessus du nez,

Je plonge vers le point le plus haut

Je voudrais m’élever aussi vite que l’on chute,

Je désire fondre vers le beau

Dans le silence imité

Par le chuintement ridicule de mon chut !

 

Entre deux ciels,

Une reine géante me regarde en brillant.

Entre une étoile énorme et un mignon filet de lune,

Se tient debout,

Une Sainte démesurée.

 

Ses rayons poussent indéfiniment

Dans l’épaisse nuit sans firmament.

Je fais un geste pour agripper une liane juste à ma portée,

Mais on ne saisit pas la lumière !

Je n’ai plus qu’à chanter la prière,

Et respirer entre les notes dans les silences de la portée.

 

Je ne décollerai qu’une fois écartelé

Je suis celui à qui il manque d’être séparé,

L’insuffisant à qui il manque la souffrance

Maintenant j’éprouve la tendre attirance

Pour l’abandon et le retour vers le Père

Il me faut un remplaçant sur cette terre

 

Ô Reine créée,

Tabernacle premier,

Figé dans mon torticolis,

Je mise sur toi dans un coup de folie,

Je me tords le cou, j’adore à la renverse.

 

J’ai honte, mais je suis scellé au sol,

Dans un même sabot, socle de désolation

Je voudrais devenir élastique pour recevoir la consolation

De poser ma lourde tête sur tes genoux de soie

Mon blasphème se réduit à en avoir ras le bol

De vivre, si peu glorieux, et à inventer ma loi.

 

C’est moi qui suis réfugié sous ta cape de jour

Et c’est le cœur de chair de ton fils que l’on transperce,

Il pleure et il saigne au dessus de mon bec,

Il a pris ma place tandis que tu me berces,

Ce cœur qui s’essore dans mon palais sec,

Comble pour un temps ma soif d’Amour.

 

Ouf !

Par Maximilien FRICHE - Publié dans : L'âme et sa vague
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