Comme une souche

Publié le par Maximilien FRICHE

L’homme tombé se confond avec son ombre et avec le sol. Avancez jusqu’à la souche en prenant garde de ne pas trébucher dessus. Avancez votre bouche pour parler ma langue et vérifier quelque chose. Touchez-moi comme je ne réagis pas, comme je suis mort. A quel point. A tous et tout autour. Je suis devenu un centre creux, un trou mou, un ver invertébré, vidé de sa rigidité, féminisé. Touchez-moi en appuyant. Là où ça ne me fait plus mal. Un petit trou rouge dans le cou pour obtenir un petit corps mort dans ses bras, poupée molle, marionnette remisée. Œil fixe vide, regard contaminé par l’objet fixé. Lourd comme un sac rempli dans vos bras fins et secs. Les miens pendouillent et pointent le sol. La mort renforce la pesanteur, comme l’été. Lourd comme mon double, porté à bout de bras sur quelques mètres. On ne peut plus rien pour lui. Priez là où ça fait mal. Priez de me rejoindre.

Fragments d'hommes en milieu hostile (Iles du Frioul 2004)

 

Publié dans L'âme et sa vague

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Vincedu35 03/09/2006 20:59

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