La rue

Publié le par Philippe REANT

Le fantasme de la rue

Parfois vous regrettez de ne pas avoir milité, de ne pas avoir manifesté au coude à coude, de ne pas avoir participé à l'histoire. Un regret qui relève du fantasme. Et en la matière mieux vaut les regrets que les remords. Vous regrettez de ne pas avoir fait la révolution car vous aimeriez bien faire partie du groupe. Mais le groupe n'existe pas. Pour preuve, allez au stade, aux concerts de rock, vous verrez que toute communion est vaine et feinte. Bien sûr, vous pouvez vous mentir et ressentir des choses. Bien sûr, vous avez votre frisson d'excitation face à Nuremberg. Prenez garde à ce qui ne relève que d'une recherche de plaisir, de perte de soi dans le néant d'une foule sans âme. Seul les individus en ont. Le vrai combat est solitaire et il est contre soi. Les masses sont à fuir comme l'image des trous noirs. Réservez les manifs, révolutions et rassemblement de Nuremberg pour les humanistes, complices de la dévolution, hollogramme-appat du mal.

Publié dans Peinture

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