Edito
Quelques mots issus d'une déchirure, deversés en vrac en réaction au monde, à la face de fiertés individuelles, producteurs de raisonnements comme
virus, et consommateurs de cultures. Pour commencer à s'écrire entièrement. Pour que vous soyés humiliés. Peut-être sauvés. Bienvenue dans la spirale !
Maximilien Friche (la prière)
récupérer d’urgence. Nous prions son Dieu. Il n’est plus qu’une goutte à recueillir. Au creux de Dieu. Un ver, un homme à la poitrine sans muscle, sans utilité.
Ayez pitié de sa faiblesse. Peut-être avez-Vous surestimé les forces du vivant ? Ne permettez pas que cela soit tenté au de là de ses propres forces. Et pour lui, cette pluie, soyez un
récipient. Il se dégoutte. D’avoir trahi la vie. De toute façon, si il ne vous entend pas, il Vous restera Votre colère. Vos poings serrés comme une gorge. Pardon mon Dieu. Ayez pitié. Il n’est
plus qu’une tige sans tête, une tige molle et fanée. Il Vous connaît. Il Vous reconnaît. C’est pourquoi il perd toute rigidité. Ayez pitié, il se réduit à un sac d’os. Sans sens sans Vous. Sans
ordre. Il est maintenant prêt à obéir. Dites seulement une parole. Il attend une main. Dans sa patience il se prête à rire. Dans sa pénitence aussi. Il espère être sauvé. Il attend le geste, la
conjugaison. Pardon mon Dieu. Il n’est qu’un regret tout entier, mangé par son souvenir obscène, figé dans le diaporama de son pêché. Ayez pitié de ses deux dimensions. Il n’est plus qu’un corps à
cueillir.