Edito

... Friche intellectuelle, le blog réactif

Quelques mots issus d'une déchirure, deversés en vrac en réaction au monde, à la face de fiertés individuelles, producteurs de raisonnements comme virus, et consommateurs de cultures. Pour que vous soyés humiliés. Peut-être sauvés. Bienvenue dans la spirale !         

Maximilien Friche

(la prière)

Jeudi 13 avril 2006

Musulmans sauvés dans la solidarité des martyrs chrétiens

 

 

 

Quiconque veut convertir un musulman peut être boutéfliqué en Algérie (lu dans L’homme nouveau du 15 avril 2006), se convertir au christianisme peut aussi entraîner la peine de mort en Afghanistan. Tout ça est très bien. Il s’agit du passage obligé vers le salut. Dans une logique de sélection naturelle des religions, dans l’évolution même, pour ainsi dire dans l’Histoire, le christianisme a toutes les chances de vaincre l’Islam. Avec ses condamnations, avec ses attentats contre l’Eglise dans le monde, l’Islam, comme l’empereur romain à son époque, va nous fournir un bon nombre de martyrs, plus puissants que des légions romaines. Sourions ! Réjouissons-nous d’être la cible privilégiée d’un tas de monde et aujourd’hui de l’Islam. Les martyrs des terres musulmanes sont le terreau de conversions futures au même endroit. Nous ne sommes pas obligés de nous soumettre, nous avons le choix, comme homme libre, nous pouvons mourir. Non pas avec une ceinture d’explosif mais en priant pour le salut de nos bourreaux. Le dilemme à résoudre pour un chrétien réside en vivre comme des saints, tout donner, être humilié et s'en réjouir sans le désirer, adorer l'existence et prier Dieu de mourir. La mort de martyrs chrétiens sur sol musulman, par la communion des saints, ouvre la voie au salut de tous les musulmans. Il rappelle la présence du Christ sur toute la terre et l’élection de tous les hommes sans exception en Lui. 

 
par Maximilien FRICHE publié dans : friche-intellectuelle
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Mercredi 12 avril 2006

Projeter un objet (appelé oeuvre)

Il faudrait arriver à supprimer le relief, tout fondre. Il faudrait réussir, une fois à plat, à isoler une arête, un élément, un organe urbain. Car il faut que les choses perdent leur sens pour pouvoir être peinte. Morceaux détachés de l'harmonie, rendue absurde par nécessité de créer un objet, de livrer un objet au consommateur d'art.

Objet livré pour humilier son auteur : La prière, éditions Le Manuscrit (  http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp)
par Maximilien FRICHE publié dans : Peinture
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Mardi 4 avril 2006

Je ne suis pas obligé d'exister (et je ne suis pas le seul)

Je n'existe pas tout le temps. Ma présence sur terre est discrète. Entre deux temps d'existence, je flotte, ma conscience est une enveloppe vide sous vide. Comme vous.

 Je ne suis pas obligé d'exister. En tout cas pas tout le temps. Quand pensez-vous ? Par intermittence et j'évite de répéter trop souvent l'expérience. Entre deux moments d'existence où je prends possession du monde, où je m'exclus du monde pour mieux le ramener à moi dans une synthèse orgueilleuse, je ne suis pas. Dans cet espace temps, entre deux non accompagné, ma conscience ne trouve pas d'accroche et je reste à bailler au corneille, à prendre racine. Quand je nage, je commence par être empli du nombre de longueurs en cours, je me remplis d'un chiffre unique en caractère gras puis, sans frontière, deviens le lieu d'une bouillie de mots, sans nom, d'idées, d'images, sans début ni fin, morceaux d'infini, contenant l'infini, sans sens puisque fraction de réel, organes isolés d'un corps. Mon corps en pilotage automatique ne se noie pas. Pas encore. En société, je m'efforce d'exister pour faire plaisir aux gens qui sont là. Je plisse les yeux comme ça. Mais c'est parfois dur d'exister, car en face, il y a des gens d'expérience. J'en deviens complexé de ne pas arriver à dire quelque chose. « Pourquoi ne parles-tu pas ? Parce que je n'ai rien à dire ? » Je suis désolé de vous l'avouer mais il m'arrive souvent de ne pas avoir d'avis sur telle ou telle chose, de ne rien ressentir du tout. Est-ce grave docteur ? Non, je ne vous demandais pas sérieusement votre avis. J'en ai cure. Je sais que je ne suis pas obligé d'exister et je vais user de cette liberté jusqu'au bout. Je suis à suivre.

  

Chers (riches) consommateurs de culture

 

Je vois un film, un tableau, du beau, du moche et puis rien. Je n'en pense rien du tout. Rien ne m'oblige à  parler comme un critique, on ne peut pas être expert en tout et j'essaye de ne l'être en rien. Désolé mais je ne m'y connais pas en vie. Je ne supporte plus cette obligation de s'y connaître en vin, en cinéma, en peintures, en météo aussi. J'ai la nausée et l'ensemble des phrases de critiques toute faites m'encombrent la gorge comme une pelote de déjection. Je n'arrive pas à dire « je trouve ce film particulièrement bien abouti, en de ça tout de même de ce qu'il avait pu faire dans sa jeunesse, mais quand même fouillé dans les caractères. Un tel est excellent. On en arrive à oublier la pauvreté des dialogues » sans rougir, je n'arrive pas à le dire. J'aurais honte et je me sens de toute façon ridicule. Un compliment en forme de dissection in vivo, plus que nu, décharné, destiné à humilier. Chers consommateurs de cultures avertis, vous qui avez appris à ressentir des choses, vous qui connaissez parfaitement vos réflexes, qui êtes dans l'imitation des journalistes, dans l'imitation eux même des intellectuels, ceux là dans l'accomplissement des salons littéraires matriarcaux, il est indéniable que vous avez trop de temps et trop d'argent. En être arrivé à consommer des voyages, à comparer le Maroc avec la Patagonie, c'est  comme être consommateur de chirurgie esthétique. On vous a dit qu'il fallait avoir des loisirs, alors vous avez inscrit des choses en bas de vos curriculum vitae. C'est comme si tout le monde s'était d'un coup retrouvé à la cour de Louis XVI. Des gueux dégueu.

 Marécage de pensées

 

Je passe des heures à ne pas exister. Je n'ai conscience de rien. Je suis vivant c'est tout. Ma conscience n'enveloppe aucune chose, ne se moule sur rien. Ma conscience n'est pas non plus conscience moi, elle n'est plus qu'une enveloppe vide et donc légère. Ne vous y trompez pas, la conscience est un contenant et non un contenu. De même, j'essaye de montrer là, que la conscience n'est pas continue mais discrète comme les anges. Pendant ce temps d'explication, elle ère, et les choses existent comme moi à côté de moi sans réalité. Cela commence généralement par un zapping géant entre plusieurs pensées, idées, photos, la grandeur nature. Cela finit par un excès de confiance et je me laisse aller à ne plus rien penser du tout. Mon regard est dans le vague. On me dit absent. Et je ne suis pas ailleurs. Comme de la haute technologie, je suis en veille, un point lumineux vert, un ronronnement, les yeux ouverts et le souffle, comme un frigo. Je ne suis pas dupe, je sais que certains, par peur du vide, se concentrent et se fatiguent autour d'une activité inutile, du type dénombrement des choses, troubles compulsifs, sports divers et variés, production de raisonnements, etc. J'accepte de jours en jours davantage le marécage de pensée dans lequel je (suis.) sans accroche, sans prise sur le monde. Et ça ne dure pas, secouée par les autres, ma conscience reprend la forme du monde. Elle se déforme dans un mouvement infini sur l'instant. Avec toutes les dimensions extérieurs et je suis dans le monde. Conscient même de l'état endormi où j'étais, conscient à rebours grâce aux souvenirs gravés dans mon corps.

 De guerre las, se dissoudre

 

Peut-être qu'un jour, ayant le sentiment d'avoir achevé un être, je disparaîtrais dans cet entre deux marécageux. Fondu, enchaîné dans le vivant. Comme s'abandonner dans une grosse mousse, une bonne mort. Laisser mon corps et le monde aux formes non épousées, m'étaler et me confondre avec tout ce qui a été créé. N'être qu'un. Contenu. Ne plus exister car n'avoir conscience de rien. N'être plus qu'une boite à écouter et voir car peut-être vivant. Tout glisse sur moi et je me glisse plus loin. L'enveloppe reste vide et sous vide. Par fatigue, ne plus revenir au monde, se coucher les yeux ouverts comme on me suicide. Fatigué, car ayant trouvé son existence peu crédible, surjouée. Comme celles des autres. Mépriser les autres et s'apercevoir qu'on ne vaut pas mieux. Disparaitre par honte de la race humaine, par complexe, par peur du ridicule. Dormir enfin. De guerre las, n'être pas arrivé à jouer vrai, dissoudre sa pensée dans ce qui était pensé. Mettre le sujet dans l'objet. Se tuer par effet échos inversé.

 

 

 

par Simon de Marthe publié dans : L'âme et sa vague
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Mercredi 22 mars 2006

Attention danger : Il y a des fuites d’âme !

L’homme moderne, capable de produire ses propres raisonnements, sa propre morale apporte la justification de sa médiocrité sur un plateau, et se vide d’âme et devient l’usine (son camp) de sa mort totale (spirituelle et corporelle.)

 

  

  

 Je constate chez mes homologues, hommes et femmes modernes, une tendance abusive à produire des raisonnements. A bon rythme, selon une gymnastique bien maîtrisée, ils fabriquent des raisonnements, issus de leur personne, devenue puits sans fond, manufacture inépuisable. Alors bien sûr je m’interroge sur la nature de la matière première. Chacun a cette capacité anti-narrative d’émettre une boucle logique distincte de tout, capable d’enfermer un comportement, une parole, une information de toute façon dans un cercueil capitonné posé entre deux airs, à mi-hauteur en apesanteur. Ces raisonnements ont ça d’original, qu’ils sont produits finis, une fois pour toute, fermés sur eux mêmes, début et fin soudé l’un à l’autre.

 

Confortable

 

 Ils peuvent alors être reproduits à l’infini par d’autres pour les mêmes effets. Ces effets concernent en premier lieu le confort qu’ils procurent. L’homme moderne est confronté à du neuf, une information quelconque qu’il n’imaginait pas ou qu’il refusait. Il décide aussitôt, par peur du vide, à produire sa mini morale, uniquement utile pour ça, utilisable une fois, jetable comme du prêt à penser. Le ‘je’ devient la source intarissable d'une propre justification. J’utilise l’information extérieure à mon profit pour m’isoler un peu plus de ma mauvaise conscience. Flatté et élevé par des pédo-psychanaliste, je me libère de la vérité dans le seul but de dormir tranquille, de ne pas avoir de doutes. Je me libère des exigences humiliantes. Je suis mon propre étalon. J’ai raison, c’est le principe de base. Voire j’ai raison d’avoir tort, ou d’avoir eu tort (justification quand je change d’avis.) Tout le monde vient s’abîmer dans ce moi-trou noir. Je me suis autorisé à être un auteur. Dès lors, j’avale Dieu. Rien n’est plus universel. Et ma morale vient exclure tous ceux qui, par leurs agissements (bien ou mal) viendraient, véhiculés par la vérité. Ma morale exclut le doute, la recherche.

 

Quelles personnalités !

 

L’homme produit des raisonnements donc dans le but de vivre dans le confort. Il s’en sent d’autant plus spirituel, qu’il a l’impression d’être le maître de sa pensée. Il ressemble à son caractère. Parce que bien sûr, elle est plutôt comme ci ou comme ça. Il n’est pas comme les autres. Il a une personnalité. Elle est constituée le plus souvent d’un patchwork de personnalités disponibles en rayon médiatique. Il n’est pas normal de ne rien ressentir. Il n’est pas normal d’être un marécage. Il n’est pas normal d’être banal et comme tout le monde. Alors tout le monde est différent. Tout le monde ressent des choses, s’avoue sensible, voire particulièrement sensible. Quelque part, ça leur fait quelque chose. D’ailleurs ils (elles) disent : moi j’ai un caractère plutôt vif, moi je suis plutôt réservée, je n’aime pas me mettre en avant, je sais je suis bête, je suis trop modeste, trop honnête. Je devrais sans doute être plus méchant, mais c’est plus fort que moi, je n’y arrive pas. Je suis quelqu’un de très sensible. Ca c’est vrai j’ai du caractère. Chez nous, on ne se laisse pas faire.. Et les personnes terminent leur description d’eux même avec un sourire satisfait, jouisseur. Ils sont contents d’eux, œuvre créée par eux. Et le ciment de la boucle (raisonnements produits) devient donc ce moi qui aveugle l’homme (ou la femme.) Dès lors ils se voient tous dotés d’une personnalité originale. Capables de penser par eux-mêmes, ils se sentent obligés d’avoir des avis sur tout et notamment quand ils consomment de la culture (nous y reviendrons dans un prochain article.)

 

Homme vidé devenu machine

 

Le raisonnement intuitu personnae agit semble-t-il en substitution, a minima des vides originels d’incompréhension, puis, petit à petit de l’homme. Ce dernier se trouvant constitué uniquement et entièrement de bulles distinctes tournant sur elles-mêmes. Mécanismes produits par la manufacture vide. Machines-outils produites par l’usine elle-même. Produire un raisonnement devient un réflexe naturel, animal. D’instinct, on se protège avec des phrases toutes faites. On se met à parler un langage creux, langue de bois des gueux. Dans la rue, les gens parlent comme les sportifs, les employés comme les communicants, les stars comme les journalistes du monde. Les mots se vident. Le monde se vide. Le doute disparaît. Dès lors la recherche de la vérité aussi. Restent les raisonnements produits d’instinct. L’homme perd sa dynamique. Il se fige comme une statue après avoir regardé en arrière. Comme un ensemble de rouages dignes de sa personnalité, il fonctionne en autosubsistance, a fini d’apprendre. Et l’usine devient machine. L’âme a fui d’un peu partout. Elle a juste servi à fabriquer de la personnalité. Le résidu s’est dissout dans l’inertie de l’être, lac-miroir du moi. Ame digérée par la personnalité comme un serpent se bouffant la queue.

 

Virus ou ver solitaire

 

 Ces bulles agissant comme de véritables virus se trouvent renforcées par tout argument contraire venant à leur rencontre. Nos arguments rendent plus forts nos modernes. Ils deviennent intouchables. On peut aussi prendre la comparaison des bactéries renforçant leurs résistances à mesure qu'elles rencontrent nos antibiotiques. Enfin l'image du ver solitaire se nourrissant à notre place est pas mal aussi. Le fait est que lorsque vous entrez en discussion avec l'homme moderne, arguments en poche, armés de la vérité, lorsque vous cherchez sa faille, sa fragilité, sa ride première, son écorchure vive, sa peur de la mort en fait, vous n'allez que renforcer son isolement. Ayant pris connaissance de vous avant tout, ayant décomposé votre pensé en mot, son programme d'annihilation va se mettre en branle et va être en capacité d'encapsuler vos propos et de décrédibiliser à jamais votre personne et ce qui en sortir. Vous serez devenus un média traitre, un média ennemi, un média méprisable.

 

 Le salut

 

 Dès lors deux issues sont possibles pour sauver l’homme moderne de cette mécanisation. L’homme machine peut être sauvé soit par le chaos, soit par antivirus. Le chaos possible pour tous est l’amour. C’est une grâce encore donnée à l’homme presque machine, pas encore perdu : il peut tomber amoureux. Dès lors, tout ce qu’il sait devient faux, feu et brûle. Les bulles éclatent. (Voir La Prière, mon livre publié aux éditions Le manuscrit : http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=7153). La deuxième voix de salut est l’antivirus de la révélation. Un serpent-spirale qui, revenant sans cesse aux mêmes choses, comme un refrain, une chanson, un psaume emmène l’homme à une prière élémentaire, à baisser les armes et à se rendre à Dieu. L'antivirus, par sa forme circulaire épouse celle du virus et l'emmène dans un tourbillon. C'est ne pas rentrer en discussion, c'est accepter la réalité des raisonnements et en même temps, de façon disjointe, rappeler la mort à l'homme et puis partir. "Oui bien sûr, tu as peut-être raison mais il y a la mort". Dans un jeu de va et vient, faire exister la mort librement à côté de toutes les bulles. L'omniprésence de la mort, l'ovni présence, comme diaporama souvenir de sa naissance, de sa destinée. Nous sommes faits pour l'éternité, il ne faut pas en douter. S'il reste un peu d'âme, c'est possible, l'homme peut-être sauvé. Mais il faut qu'il en reste. Peut-être certaines morts spirituelles peuvent précéder la mort physique. Alors quel gâchis !

par Maximilien FRICHE publié dans : friche-intellectuelle
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Samedi 18 mars 2006

Le fantasme de la rue

Parfois vous regrettez de ne pas avoir milité, de ne pas avoir manifesté au coude à coude, de ne pas avoir participé à l'histoire. Un regret qui relève du fantasme. Et en la matière mieux vaut les regrets que les remords. Vous regrettez de ne pas avoir fait la révolution car vous aimeriez bien faire partie du groupe. Mais le groupe n'existe pas. Pour preuve, allez au stade, aux concerts de rock, vous verrez que toute communion est vaine et feinte. Bien sûr, vous pouvez vous mentir et ressentir des choses. Bien sûr, vous avez votre frisson d'excitation face à Nuremberg. Prenez garde à ce qui ne relève que d'une recherche de plaisir, de perte de soi dans le néant d'une foule sans âme. Seul les individus en ont. Le vrai combat est solitaire et il est contre soi. Les masses sont à fuir comme l'image des trous noirs. Réservez les manifs, révolutions et rassemblement de Nuremberg pour les humanistes, complices de la dévolution, hollogramme-appat du mal.

par Philippe REANT publié dans : Peinture
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Samedi 11 mars 2006

Les humanistes achèvent les plus faibles

Merci aux moralistes de gauche, aux héritiers des lumières et autres humanistes convertis à la démocratie. Merci. Veuillez trouver ci-après un sketch, reproduction d'une conversation vécue à la veille du week-end du célèbre Téléthon avec un Français moyen, celui à qui on donne le pouvoir. Ce dernier participe au téléthon, il va danser avec son club tout le week-end pour récolter des fonds. Votre écrivain du dimanche  le félicite, il n'en serait pas capable, d'ailleurs il ne fait pas grand chose pour le téléthon, il apprécie d'autant plus ce que font les autres.

Français moyen : C'est quand même une maladie horrible

Ecrivain du Dimanche : C'est sûr

Français moyen : Rendez vous compte cette femme dont on parle dans la presse (Une femme du côté de Marseille en 2003 porte plainte car elle a découvert à la naissance la maladie l'enfant qu'elle attendait.) Elle a raison. Elle porte plainte contre les médecins qui n'ont pas détecté la maladie.

Ecrivain du dimanche : Oui bien sûr, mais vous savez de toute façon, ça ne sert à rien, c'est une maladie qu'aujourd'hui on ne sait pas guérir. c'est justement pour ça qu'on fait le téléthon (je sais où mon interlocuteur veut en venir, je le laisse venir)

Français moyen : Oui mais, enfin, si elle avait su, elle aurait pu enfin quand même (il ose à peine, s'il a des doutes, il peut être sauvé...)

Ecrivain du dimanche : Non, je vous assure, on a à ce jour aucune solution pour guérir cette maladie. Ca n'aurait servi à rien de le savoir. On ne sait pas guérir ce genre de maladie.

Français moyen : Je veux dire qu'il aurait pu le faire passer (expression désuète pour parler d'avortement)

Ecrivain du dimanche : Ah, c'est ça ! Mais fallait le dire plus tôt. Bien sûr, elle aurait pu avorter. Mais vous savez c'est peut-être pas perdu, avec l'euthanasie, on va peut-être pouvoir les tuer après la naissance. Le meilleur moyen de guérir la maladie, c'est de tuer les malades et puis, ça vous évitera de danser tout le week-end.

Merci donc à (j'en oublie peut-être) Télérama, France Inter, France télévision, France, sportifs engagés, présentateur télé investis, PAF à baffes. Merci donc, car vous contribuez à la métastructure humaniste (clin d'oeil à Cosmos Incorporated de DANTEC). Vous n'êtes plus seulement la bonne conscience de ce monde, mais son unique conscience. Mon français moyen n'est plus qu'une boîte télécommandée, rempli de vos raisonnements. Prêt à penser déculpabilisateur, confortable. Là où il aurait pu y avoir en d'autres temps, l'intuition de Dieu, le réflexe de la foi, l'inspiration de l'Esprit, vous avez mis vos boucles -virus, raisonnements fortifiés par toute information neuve, boucle vicieuse. L'homme est en passe de devenir une machine déportée d'un noyau logique, système binaire. Merci de vos lumières, d'avoir engendré cette barbarie rampante (à visage humain ?)

par Maximilien FRICHE publié dans : friche-intellectuelle
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Mercredi 8 mars 2006

Pour le première fois, j'élis une personne pour l'aimer en dépit de ce qu'elle dit, de ce qu'elle fait, à cause d'elle uniquement, de mannière inconditionnelle et ce don que je fais à l'autre, cette élection, je ne le reprendrai jamais. Je suis dans l'imitation à l'échelle infiniment petit de Dieu.

par Simon de Marthe publié dans : Peinture
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Mercredi 8 mars 2006

Pitié pour elles, elles ne veulent que le pouvoir...

Bienvenue aux niaiseries du genre : les femmes ne sont pas intéressées par le pouvoir, il devrait y avoir plus de femmes aux gournements pour qu'il y ait moins de guerre, ...

Bienvenue à la matriarchie fustigeant l'inégalité en se glorifiant que les femmes réussissent mieux à l'école que l'autre genre. Bienvenue. En fait, si la femme a été humiliée, c'est qu'elle était supérieur, il faut donc qu'elle soit notre égale. Sur quel plan se situe-t-on, sinon celui du pouvoir quand on dit cela ? Elles ont une place privilégiée dans les sociétés de tout temps avec la maîtrise de la maternité, de l'éducation, de la culture. Elles ont voulu s'épanouir, se vautrer dans le pouvoir. Elles ont cru qu'on en jouissait alors que l'on y était contraint. Le travail, ou plus exactement, l'entreprise est devenue le lieu de domination politique par excellence, délestée des réalités naturelles, bravo, elle s'est féminisée.

Bienvenue dans la boite, bienvenue comme élément de la machine. Vous allez vous épanouir, j'en suis sûr. Sainte Marie, Mère de Dieu, que jamais on ne dise ces mots sans comprendre votre rôle co-rédempteur. C'est énorme de dire Mère de Dieu. En quoi est-ce supérieur de gagner de l'argent, de travailler, d'être ministre. En quoi est-ce supérieur ? Qui vous l'a dit ? Si vous le pensez, c'est que vous êtes uniquement sur le pouvoir et non sur (attention ce mot vaut de l'or et vous ne le comprendrez pas) le service. Ainsi vous voudrez être prêtre pour avoir le même statut que l'homme. Mais il est au service de Dieu parce qu'il a la foi. C'est tout.

Et moi, je vais au travail tous les matins car je suis au service de ma famille. Pendant que j'y suis, j'essaye de m'y distraire. Alors venez être notre égal. Mais ne venez pas penser y trouver une gloire. Je ne vous admirerai pas pour ça. Je vous admirerai à cause de Sainte-Marie Mère de Dieu.

par Maximilien FRICHE publié dans : friche-intellectuelle
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Mardi 7 mars 2006

La France met la charia avant les boeufs !


 

Les espagnols ont cohabité 700 ans avec les musulmans sans que le melting pot ne s'impose et on voudrait en trente ans intégrer nos populations immigrées au paysage ? La seule chose possible est la désintégration de notre culture. Mais que nos modernes subdivisés ne se réjouissent pas trop vite de leur prouesse, la mort de nos racines chrétiennes n'est pas de leur unique fait, cela remonte aux lumières a minima. Soyons rassurés, ce n'est que le coup final. Nous nous sommes bien battus quand même. La France, matriarchie des droits de l'homme plutôt que fille ainée de l'Eglise, ta dernière subdivison moderne n'aura pour conséquence que l'annihilition de ta propre modernité. Il ne fallait pas mettre la charia avant les boeufs. Je ne combattrai pas à tes côtés pour sauver tes idées de lumières, idées de mort. Je prierai pour que le Christ soit encore un recours, pour une poignée peut-être, au delà de la France, sur ce territoire.

par Maximilien FRICHE publié dans : friche-intellectuelle
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Lundi 6 mars 2006

Maximilien FRICHE, écrivain du dimanche a publié sur la toile. Il a donc fallu être humilié pour faire exister l'objet 'La prière'. (http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=7153 )

Objet-antivirus de la révélation. Quelle attitude adopter face à la mort ?

3 jeunes âmes sur leur ligne de vie, trois postures. Une femme aveuglée par ses raisonnements et la jouissance. Une homme possédé par la mort. Un nord.

Ce livre est une courte histoire du salut. Pour qu'il y ait salut, il faut que pré-existe l'amour. Seul et unique chaos initiateur du sauvetage.

En fait, une simple histoire d'amour.

 

par Maximilien FRICHE publié dans : Livres
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L a     p r i è r e


Editions Le Manuscrit.com
20/02/2006
165 pages,

n° ISBN 2-7481-6860-7
n° EAN : 9782748168600


Hasard

Réactions

Quoi

  • : Friche intellectuelle
  • : 04/03/2006
  • friche-intellectuelle
  • : Blog de réflexions réactives lancées à la face des producteurs de raisonnements et consommateurs de culture. Une poésie de l'austérité pour la respiration.
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  • : Maximilien FRICHE
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  • : 08/12/1975
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